Épreuve douloureuse : retrouver un nouvel équilibre
Il y a des moments où la vie bascule.
Une séparation.
Un décès.
Une maladie.
La perte d'un emploi.
Un déménagement.
Le départ des enfants.
Le fait de vieillir…
Ou parfois un changement que tu avais pourtant choisi, mais qui te laisse complètement déstabilisée.
Et soudain, tu ne fonctionnes plus comme avant.
Tu peux pleurer pour un rien, ne plus avoir envie de voir personne, dormir très mal ou au contraire dormir tout le temps.
Ton cerveau tourne en boucle. Tu repenses à ce qui s'est passé. Tu imagines ce qui aurait pu être différent.
Tu te demandes comment tu vas faire maintenant.
Tu peux même avoir l'impression de ne plus te reconnaître.
Ce désordre intérieur est une réaction normale face à ce qui vient bouleverser tes repères.
Il ne s'agit pas de « tourner la page » rapidement ni de retrouver immédiatement ton équilibre.
Il s'agit d'abord de comprendre ce qui se passe en toi, puis de trouver, petit à petit, des ressources pour remettre un peu d'ordre dans ce qui a été bouleversé.
L'art-thérapie peut être l'un de ces espaces.
Un endroit où tu n'as pas besoin d'avoir les bons mots, où tu peux déposer ce qui déborde et commencer à retrouver un chemin à partir de ce que tu vis réellement.
Quand tout se désorganise, ton corps et ton mental essaient de te protéger.
Quand quelque chose de douloureux arrive, ton système entier peut se mettre en mode « survie ».
Ton cerveau cherche à comprendre. Ton corps cherche à tenir. Tes émotions cherchent une sortie.
Alors tu peux te retrouver à :
• repenser sans arrêt à ce qui s'est passé ;
• te demander ce que tu aurais pu faire autrement ;
• avoir le cœur serré ou la gorge nouée ;
• être facilement submergée par une émotion ;
• ne plus réussir à te concentrer ;
• dormir très mal ;
• être épuisée dès le matin ;
• avoir envie de rester seule ;
• ou, au contraire, ne pas supporter d'être seule.
Et puis il y a les moments où tu ne ressens plus rien, comme si tu étais anesthésiée.
Tout cela peut faire partie de la façon dont ton corps et ton esprit essaient de faire face à ce qui vient d'arriver.
Tu n'es pas fragile. Tu n'es pas « trop sensible ».
Tu traverses quelque chose de difficile.
Et ton désordre intérieur dit simplement que quelque chose d'important a été bouleversé.
Les 3 types de désordre intérieur
Quand une épreuve arrive, elle ne touche pas seulement tes émotions. Elle peut aussi perturber tes pensées et ton corps. Ces trois dimensions sont liées.
Désordre émotionnel : accueillir et mettre en forme
Tu peux passer du chagrin à la colère, de la colère à la culpabilité, puis te sentir soudain complètement vide.
Tu peux pleurer beaucoup… ou ne pas réussir à pleurer.
Tu peux ressentir du soulagement et t'en vouloir ensuite.
Tu peux aimer encore quelqu'un qui t'a blessée.
Tu peux être triste de quelque chose que tu pensais pourtant avoir accepté.
Les émotions ne suivent pas un ordre bien déterminé. Elles arrivent parfois toutes ensemble.
Et lorsqu'elles n'ont pas de place pour s'exprimer, elles peuvent continuer à tourner à l'intérieur.
Le besoin, à ce moment-là, est souvent simplement de pouvoir laisser sortir ce qui est là, sans chercher immédiatement à l'expliquer ou à le faire disparaître.
La créativité peut aider à cela.
Tu peux par exemple prendre une feuille et écrire pendant 10 minutes sans réfléchir et sans te censurer : « Là, maintenant, je me sens… ».
Tu peux écrire n'importe quoi. Même si c'est contradictoire.
Même si c'est « je ne sais pas quoi écrire ».
Ou prendre des images dans un magazine et choisir celles qui ressemblent à ce que tu ressens aujourd'hui.
Et surtout, tu n'as pas besoin de faire quelque chose de beau.
Tu donnes simplement une forme à ce qui était jusque-là à l'intérieur.
Désordre mental : sortir de la boucle et retrouver du sens
Quand tu souffres, ton cerveau peut devenir une véritable « machine » à refaire le film.
« Pourquoi ? »
« Et si j'avais… ? »
« Est-ce que j'aurais pu empêcher ça ? »
« Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? »
« Est-ce que je vais m'en remettre ? »
Tu cherches une réponse qui pourrait enfin arrêter la douleur. Mais certaines questions n'ont pas de réponse immédiate.
Et plus tu cherches, plus tu tournes en rond.
Le besoin, ici, peut être de sortir un instant de la boucle et revenir à quelque chose de beaucoup plus simple et concret.
Tu peux te mettre une musique que tu aimes particulièrement et te laisser bouger.
Un doigt, un bras, une jambe, et petit à petit ton corps s’anime.
Tu reviens dans tes sensations, ça apaise ton mental. Et après ce mouvement du corps, demande-toi ce qui te ferait du bien là maintenant.
Pas demain. Pas dans six mois. Aujourd'hui.
Cela peut être prendre une douche, appeler quelqu'un, manger quelque chose, sortir dix minutes, répondre à un message, prendre rendez-vous, dormir.
Une seule chose suffit. Quand tout paraît trop grand, revenir à la prochaine petite chose possible peut déjà redonner un peu de prise sur ce que tu vis.
Désordre physique : écouter le corps avant qu'il ne crie
Ton corps aussi vit ce bouleversement. Tu peux avoir le sommeil complètement perturbé, être constamment tendue, avoir des douleurs, la boule au ventre, le cœur qui s'emballe ou une fatigue que tu n'arrives pas à expliquer.
Parfois, tu ne réalises même pas à quel point tu es contractée avant de t'arrêter quelques minutes. Le besoin est alors de retrouver un minimum de sécurité et d'apaisement dans le corps.
Pas besoin de faire une heure de yoga. Tu peux commencer par quelque chose de minuscule : poser les pieds au sol, sentir leur contact avec le sol et prendre trois respirations tranquilles.
Ou tu peux marcher dix minutes en portant simplement ton attention sur tes pas, l'air sur ton visage, les sons autour de toi, ou bien mettre une musique et laisser ton corps faire un tout petit mouvement.
L'idée n'est pas de faire disparaître la douleur.
C'est de rappeler à ton corps qu'il existe aussi, dans cette période difficile, des moments où il peut souffler.
Pourquoi la créativité aide à traverser une épreuve ?
Quand tu souffres, parler peut faire du bien. Mais parfois, les mots ne suffisent pas.
Parce que ce que tu ressens est trop confus, ou trop douloureux, ou simplement impossible à expliquer.
C'est là que la création peut devenir intéressante. Un dessin, un collage, quelques mots dans un carnet, une couleur, une forme peuvent permettre de déposer quelque chose sans avoir à tout expliquer.
Tu peux mettre ton malaise sur une page.
Tu peux représenter ce qui te manque, faire un collage avec tout ce qui te traverse, dessiner une colère, écrire une lettre que tu n’enverras jamais.
Petit à petit, ce qui était uniquement à l'intérieur devient visible.
Et lorsqu'une chose est visible, on peut commencer à la regarder autrement.
Créer ne fait pas disparaître la souffrance.
Mais cela peut permettre de prendre de la distance, de devenir témoin de ce que tu vis.
En regardant ce que tu as créé, tu découvres une émotion enfouie, un besoin inattendu ou tu peux simplement te dire : « Voilà ce que je vis. »
Et parfois, c'est déjà beaucoup.
Se faire accompagner : quand (et pourquoi) c'est une bonne idée ?
Il n'y a pas de moment précis où tu es « censée » demander de l'aide.
Tu peux être accompagnée dès les premiers jours d'une période difficile.
Tu peux aussi attendre un peu et constater que, malgré le temps qui passe, tu n'arrives pas à retrouver ton équilibre seule.
Quelques signes peuvent te dire qu'il serait peut-être temps de ne plus tout porter seule :
Tu ne dors plus correctement depuis plusieurs semaines. Et tu es complètement épuisée ou constamment en tension.
Tu t'isoles de plus en plus. Tu n'as plus envie de voir les personnes que tu aimais retrouver.
Tes pensées tournent en boucle. Tu revis sans cesse ce qui s'est passé ou tu n'arrives pas à penser à autre chose, à profiter des moments avec tes proches.
Tu n'arrives plus à prendre de décisions. Même les choses simples te paraissent insurmontables.
Ou bien simplement, tu sens que tu as besoin d'un endroit où déposer ce que tu traverses. Dans ce cas, demander de l'aide n'est pas un échec.
C'est parfois simplement une façon de ne pas traverser seule une période qui est trop lourde.
Tu peux être accompagnée individuellement
Avec Intensément Vivante, je te propose un accompagnement individuel et sur-mesure.
Nous partons de ce que tu vis aujourd'hui, sans chercher à rentrer dans une méthode toute faite. La création, l'écriture, le mouvement et la parole peuvent être utilisés selon ce dont tu as besoin.
Tu peux aussi choisir de traverser cette période avec d'autres femmes
Avec Ose ta Vie, tu peux rejoindre un petit groupe de femmes qui traversent elles aussi une période de changement ou qui cherchent à retrouver davantage de joie et d'élan.
La créativité, le mouvement et la Biodanza permettent d'avancer autrement que seulement en parlant.
Et surtout, tu n'es plus seule avec ce que tu vis.
FAQ — Traverser une épreuve douloureuse
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Oui. Après un choc ou une période très difficile, certaines personnes pleurent beaucoup. D'autres ne ressentent presque rien pendant un moment. Tu peux même avoir l'impression d'être devenue indifférente. Cela ne veut pas dire que tu ne souffres pas ou que tu n'aimais pas suffisamment la personne ou la vie que tu as perdue. Parfois, le corps met simplement une sorte de pause pour pouvoir encaisser quand c’est trop difficile à vivre. Si cet état dure ou t'inquiète, il peut être important d'en parler à un professionnel.
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Tu n'es pas obligée de tout raconter. L'art-thérapie permet justement de commencer autrement. Tu peux dessiner, choisir des images, écrire quelques mots, utiliser une couleur, faire un collage… La parole peut venir plus tard, si elle vient. Et parfois, créer ensemble permet de parler de choses qui seraient trop difficiles à aborder directement.
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Elle ne va pas effacer ce qui t'est arrivé. Et je ne te promettrai jamais qu'un dessin ou un collage va « guérir » ta souffrance. En revanche, créer peut t'aider à sortir ce que tu portes, mettre des mots ou des images sur ce qui est confus, retrouver un peu de distance et parfois découvrir ce dont tu as besoin. Et c’est à partir de là que ce qui te fait souffrir peut commencer à s’alléger. C'est pour cela que la créativité peut être un véritable outil d'accompagnement.
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Il n'y a pas de durée « normale ». Un deuil, une séparation ou un grand changement ne se traverse pas selon un calendrier. Tu peux aller mieux pendant quelques jours puis te retrouver submergée à nouveau. Une date, une odeur, une chanson, un lieu peuvent faire revenir une émotion très longtemps après. Ce n'est pas forcément un retour en arrière. Les transitions se font rarement en ligne droite.
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Non, bien sûr que non. Tu peux venir parce que tu traverses une épreuve importante. Mais tu peux aussi venir parce que tu sens que quelque chose ne va plus dans ta vie et que tu aimerais comprendre ce qui se passe et retrouver un peu d'élan. Il n'est pas nécessaire d'attendre d'être complètement épuisée ou mal pour demander de l'aide.
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C'est une question que j'entends souvent. Et ma réponse est simple : tu n'as pas besoin d'être créative. Tu n'as pas besoin de savoir dessiner, peindre ou écrire. En art-thérapie, nous ne cherchons pas à produire une œuvre. Nous cherchons ce que la création peut te permettre de vivre et d'explorer. Un collage de trois images peut être aussi intéressant qu'un dessin très élaboré.
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Et puis peut-être : « De quoi aurais-je besoin pour traverser cette période un peu moins seule ? » Et si tu n'as pas la réponse, ce n'est pas grave. Tu peux aussi simplement venir m'en parler. Nous regarderons ensemble ce qui pourrait te soutenir le mieux aujourd'hui.